Ubisoft vient de fermer son studio d’Halifax (Canada), celui qui a notamment travaillé sur Assassin’s Creed Rebellion. Résultat : 71 postes sont affectés. Et le timing fait forcément grincer des dents, parce que la décision tombe quelques semaines seulement après que les employés du studio ont officiellement formé un syndicat.
Si tu n’as pas suivi le feuilleton : on parle ici d’un petit studio mobile, pas d’un mastodonte AAA, mais l’histoire est symbolique. Très symbolique.
Ce qui s’est passé, concrètement
Ubisoft Halifax est désormais fermé. La société explique que cette fermeture s’inscrit dans une logique de restructuration et de réduction des coûts engagée depuis environ deux ans à l’échelle du groupe. En clair : “on rationalise, on optimise, on coupe”.
Dans le même temps, Ubisoft insiste sur un point : la fermeture ne serait pas liée à la syndicalisation récente du studio. L’entreprise affirme que la décision était dans les tuyaux avant que le processus syndical n’arrive à son terme.
Et évidemment, c’est là que l’histoire devient explosive : quand tu annonces “ce n’est pas lié”, tout le monde entend “ok… mais coïncidence quand même”.
Pourquoi tout le monde parle de “quelques semaines après la syndicalisation”
Parce que l’équipe d’Halifax a récemment franchi une étape importante : la certification officielle du syndicat a été validée en décembre 2025. On parle d’un vote et d’une reconnaissance par les instances locales, ce qui a transformé une intention de s’organiser en union réellement constituée.
Autre élément qui donne du poids à l’affaire : il s’agissait de la première union officiellement formée chez Ubisoft en Amérique du Nord. Donc pas juste “un syndicat de plus”, mais un symbole dans une industrie où la question du travail, des licenciements et de la stabilité est devenue… disons… un sujet quotidien.
Du côté des représentants syndicaux, le ton est sans surprise : la fermeture est décrite comme un choc, une décision brutale, et un signal très inquiétant pour les travailleurs du secteur.
Ubisoft Halifax : c’était quoi comme studio ?
Ubisoft Halifax, c’est un studio canadien basé en Nouvelle-Écosse, passé sous le giron Ubisoft en 2015 (à l’époque, il était connu sous un autre nom). Historiquement, le studio a travaillé sur plusieurs projets, notamment des titres orientés mobile et des productions liées à des franchises Ubisoft.
Le jeu le plus souvent cité quand on parle d’Halifax, c’est Assassin’s Creed Rebellion (2018), un spin-off mobile dans l’univers Assassin’s Creed. Ce n’est pas l’épisode que tu mets sur la table quand tu veux briller en soirée, mais ça reste un titre connu pour celles et ceux qui suivent la licence au-delà des consoles/PC.
Plus récemment, le studio a également été associé à des projets mobile autour de la marque Rainbow Six, dans une période où Ubisoft pousse clairement pour exister sur smartphone (avec plus ou moins de réussite selon les jeux et les marchés).
Et comme souvent dans ces histoires : il y avait aussi des projets non annoncés. C’est la partie frustrante. Parce qu’un studio qui ferme, ce n’est pas seulement “ce qu’il a déjà sorti”, c’est aussi “ce qu’on ne verra jamais”.

71 postes touchés : ce que ça implique (et ce que ça ne dit pas)
Le chiffre est important : 71 postes affectés, ça donne une idée de la taille du site et de l’impact humain direct. Ubisoft indique vouloir accompagner les personnes concernées avec des mesures de transition (indemnités, aide à la reconversion, etc.). Mais même avec le meilleur package du monde, une fermeture reste une fermeture.
Et surtout, ce chiffre n’explique pas tout : “postes affectés” ne veut pas dire “71 personnes dehors du jour au lendemain dans le néant”, mais dans les faits, quand un studio ferme, le résultat final est rarement joyeux.
Ce que ça raconte sur Ubisoft (et sur l’industrie)
On ne va pas tourner autour : Ubisoft traverse une période compliquée depuis un moment, et l’entreprise a déjà engagé des actions de réduction des coûts et de réorganisation ces dernières années. Halifax n’est pas le premier nom qui apparaît dans des titres à base de “restructuration”, “réduction d’effectifs” ou “fermeture”.
Et au-delà d’Ubisoft, c’est l’industrie entière qui est dans une phase de secousses : depuis plusieurs mois, les annonces de licenciements et de fermetures de studios sont devenues tellement fréquentes que certaines personnes ne lisent même plus les chiffres… juste le nom du studio et la date.
La particularité ici, c’est le contexte syndical. Même si Ubisoft répète que ce n’est pas lié, la proximité des dates crée une perception quasi inévitable : la syndicalisation est devenue un élément narratif de l’histoire, et ça ne partira pas.
Est-ce que ça change quelque chose pour les joueurs ?
À court terme, pas vraiment.
- Assassin’s Creed Rebellion est déjà sorti depuis longtemps. Il ne va pas disparaître instantanément juste parce qu’un studio a fermé (même si, sur mobile, la vraie question à long terme reste toujours : “jusqu’à quand les serveurs ?”).
- Pour les projets futurs, c’est là que ça devient flou : si Halifax bossait sur du contenu ou des projets non annoncés, ces éléments peuvent être annulés, recyclés ailleurs, ou réattribués à d’autres équipes. Impossible de savoir ce qui survivra.
La vraie conséquence visible côté joueurs, c’est surtout l’image : ça renforce l’idée d’un Ubisoft qui serre les boulons, et ça alimente le débat sur la place des studios “satellites” et des équipes mobile dans la stratégie globale.
Conclusion
La fermeture d’Ubisoft Halifax est une mauvaise nouvelle nette : 71 postes touchés, un studio qui disparaît, et une annonce qui tombe au pire moment possible sur le plan symbolique, juste après la naissance d’une union officiellement reconnue.
Ubisoft assure que la décision est liée à une stratégie de restructuration entamée depuis longtemps, et pas à la syndicalisation. Mais dans une industrie déjà secouée par l’instabilité, l’enchaînement des événements suffit à créer une onde de choc.

