Sorti le 12 mai 2026 sur Nintendo Switch 2, Indiana Jones and the Great Circle débarque enfin en portable après Xbox, PC et PlayStation 5. MachineGames livre une aventure à la première personne qui capture bien l’esprit des films, avec un port techniquement bluffant en mode TV… et plus mitigé en handheld.
Entre Les Aventuriers de l’arche perdue et La Dernière Croisade, Indy enquête sur un vol au Marshall College qui le mène au Vatican, en Égypte, en Asie et au-delà. Le fil rouge : le « Grand Cercle », convoité par des nazis et un archéologue rival, Emerich Voss. Comptez une quinzaine à vingt heures pour l’histoire principale, plus les quêtes annexes et le DLC The Order of Giants (payant, non inclus sur la cartouche).
Une aventure pulp, pas un simple clone d’Uncharted
Le jeu mélange hubs semi-ouverts, infiltration, énigmes archéologiques et bastons au corps à corps. Indy n’est pas un tireur d’élite : munitions rares, whip pour désarmer, bouteilles, marteaux ou pinceaux pour achever les gardes. Les phases de combat sonnent juste, même si la roue d’objets en plein fight peut agacer sur les difficultés élevées. Les options d’accessibilité (parade auto, aides aux puzzles) sauvent la mise.
Côté narration, Troy Baker tient le rôle du héros avec une voix fatiguée et sarcastique qui rappelle Harrison Ford sans tomber dans la caricature. Mario Gavrilis en Voss apporte une menace théâtrale. La bande-son réutilise habilement les thèmes de John Williams. Résultat : on se croit dans un film des années 80, pas dans un simple jeu de licence.
Switch 2 en docké : le port le plus convaincant
En mode TV, la cible est du 1080p à 30 images/s, avec upscaling DLSS depuis une image interne autour de 540-720p. Sur notre session, l’image reste nette, la frame rate stable, avec ray tracing, cheveux en strands et reflets d’écran encore présents. Le rendu se rapproche étonnamment des versions PS5 et Xbox, à 30 fps près. Pour une console hybride, c’est l’un des ports AAA les plus réussis de la génération.
Bonne nouvelle logistique : la campagne complète tient sur la cartouche (environ 57 Go). Seuls les DLC et le pack Last Crusade passent par téléchargement. Gyro et souris sont supportés, ce qui aide pour viser et résoudre certaines énigmes.
En handheld : jouable, mais moins flatteur
À 720p, le jeu tient aussi ses 30 fps la plupart du temps, mais textures basses, bruit d’image et éclairages parfois instables se font plus sentir qu’en docké. On n’est pas sur un échec : l’aventure reste lisible et immersive. Comparé à d’autres monstres techniques sur Switch 2 (Cyberpunk 2077, Star Wars Outlaws), le mode portable de Great Circle accuse davantage le flou. Si vous n’avez qu’une Switch 2, prévoyez de jouer branché sur écran quand c’est possible.
Notre verdict
Indiana Jones and the Great Circle reste l’une des meilleures adaptations du personnage en jeu vidéo, port ou pas. Le contenu tient la route, l’exploration récompense la curiosité, et le port Switch 2 honore la machine en docké. En portable, on accepte des compromis visuels sans que l’expérience s’effondre.
Note : 8/10 sur Switch 2. Idéal pour les fans d’aventures narrative et de bastons au poing, surtout si votre Switch 2 vit sur un dock. Les puristes du 60 fps et du 4K resteront mieux servis sur PC ou PS5.
Pour le descriptif officiel, les DLC et le format cartouche, la fiche Nintendo Store fait office de référence. Le site Bethesda détaille aussi les versions et extensions.

