Fitbit Edge : Google remplace le Charge 6 à 179,99 €, batterie remplaçable mais sans NFC
Google a officialisé lundi 12 octobre 2026 le Fitbit Edge, un bracelet d’activité à écran qui prend la suite du Fitbit Charge 6 sorti en 2023. Il est vendu 179,99 € en France, avec trois mois d’abonnement Google Health Premium inclus. Les précommandes sont ouvertes, la commercialisation débute le 27 octobre.
Le Fitbit Edge vient se placer entre deux produits lancés cette année : le Fitbit Air, bracelet sans écran présenté en mai, et la Pixel Watch 5, vendue à partir de 419 €. Une édition spéciale signée Stephen Curry est annoncée à 219,99 €. Quatre coloris sont proposés, calqués sur ceux du Pixel 11 Pro : Obsidian, Olive, Canyon et Fog (Noir volcanique, Olive, Rose pêche et Brume en France).
À lire aussi : GTA 6 à 16 pence sur la PlayStation Store : Google s’embrouille, pas Rockstar
Une batterie qu’on peut changer, une première chez Fitbit
Le bracelet adopte un boîtier en aluminium de 11,5 mm d’épaisseur pour environ 17 grammes, un écran OLED de 1,34 pouce protégé par du Gorilla Glass 3 et un vrai bouton physique sur la tranche, là où le Charge 6 se contentait d’une zone sensitive. Selon Google, la dalle est 46 % plus grande que celle de son prédécesseur. Il est certifié IP68 et étanche à 5 ATM.
La nouveauté la plus notable tient à la batterie : c’est le premier Fitbit dont l’accumulateur est annoncé comme remplaçable. Google ne précise pas encore si l’opération pourra se faire facilement à domicile. L’autonomie annoncée est d’une semaine, ramenée à deux jours avec l’écran toujours allumé. Cinq minutes de charge suffisent pour une journée d’utilisation, la recharge complète prend environ 90 minutes, avec le même chargeur propriétaire que le Fitbit Air.

Côté capteurs, on retrouve l’électrocardiogramme avec détection de la fibrillation atriale, la mesure de la SpO2, un capteur de température cutanée, le cardiofréquencemètre optique, un altimètre et un GPS intégré. Google revendique un suivi GPS 40 % plus précis que sur le Charge 6, sans toutefois reprendre le GPS bifréquence de la Pixel Watch 5. La détection automatique des séances a été revue : elle couvre plus de 100 activités et s’appuie sur le lieu et les habitudes de l’utilisateur. Un passage sur un court de tennis sera ainsi enregistré comme du tennis. Le bracelet peut aussi diffuser la fréquence cardiaque vers certains équipements de salle, comme les vélos Peloton.
Sans NFC, sans micro, et 20 € de plus
Le Fitbit Edge ne tourne pas sous Wear OS mais sous une version remaniée de Fitbit OS, dont l’interface à tuiles reprend les codes de la Pixel Watch : notifications, minuteurs, alarmes, météo, guidage Google Maps et commandes multimédia. Il fonctionne avec Android et iOS, mais les réponses rapides aux messages sont réservées à Android.
Plusieurs absences pèsent sur la fiche. Il n’y a ni micro ni haut-parleur, donc pas d’appel au poignet. Surtout, la puce NFC disparaît, et avec elle le paiement sans contact que proposait le Charge 6. Le nouveau venu coûte pourtant 20 € de plus que le Charge 6 à son lancement (159,99 €). Autre point à surveiller : le bracelet inaugure un système d’attache à clipser, incompatible avec les bracelets Fitbit et Pixel Watch existants. Les modèles vendus à part vont de 39,99 $ (Active Sport) à 149,99 $ (maillons métal) aux États-Unis, les tarifs français n’étant pas encore détaillés.
Le Fitbit Edge récupère enfin les fonctions Health Guardian, avec des tendances mensuelles de tension artérielle et de résistance à l’insuline, ainsi que le coach basé sur Gemini. Google rappelle dans son billet sur Health Guardian que ces outils ne sont pas des dispositifs de diagnostic, que leur disponibilité varie selon les pays et qu’une partie passe par l’abonnement Google Health Premium, facturé à part une fois les trois mois offerts écoulés.
Le pari est clair : récupérer les utilisateurs lassés de recharger une montre tous les jours, sans leur imposer un bracelet aveugle. Reste à voir si une batterie remplaçable compensera, aux yeux des acheteurs, la perte du paiement sans contact.
Sources : The Verge, Android Authority, BFM Tech, Google.
Thomas Duvillard Site web de Thomas Duvillard
Thomas Duvillard est rédacteur en chef de Geek Actu. Il couvre les jeux vidéo, le high-tech et la pop culture, tests et analyses à l’appui.