Riot Games tente d’éteindre une nouvelle polémique autour de Vanguard. L’éditeur de League of Legends et Valorant affirme que son anti-triche ne peut pas, et ne veut pas, rendre un PC inutilisable. La clarification fait suite à des rumeurs nées d’un tweet moqueur publié le 21 mai 2026, où l’entreprise félicitait les « propriétaires d’un tout nouveau presse-papier à 6 000 dollars ».
Le message visait du matériel de triche, pas des configurations classiques. Pourtant, une partie de la communauté a interprété la blague comme une preuve que Riot pouvait désactiver à distance le hardware des joueurs pris en flagrant délit.
Vanguard does not damage hardware or disable your devices.
The photo we posted is a picture of cheat hardware devices that are sold explicitly for cheating in VALORANT (not normal PCs or PC components). Through our latest updates, Vanguard now makes those devices worthless for…
— Riot Games (@riotgames) May 22, 2026
IOMMU et triches DMA
Dans un fil de clarification publié le lendemain, Riot insiste : « Vanguard n’endommage pas le matériel et ne désactive pas vos appareils. » La photo montrait des boîtiers DMA vendus spécifiquement pour tricher sur Valorant, pas des composants PC standards.
La dernière mise à jour de l’anti-triche, déployée autour du 19 mai, renforce l’IOMMU (Input-Output Memory Management Unit) sur les comptes repérés comme utilisateurs de triches DMA. Cette protection, déjà présente sur les systèmes modernes, empêche ces périphériques d’accéder à la mémoire des applications, dont les jeux Riot.
Résultat pour les tricheurs : le matériel dédié ne fonctionne plus avec Valorant ou League, mais le reste du PC n’est pas « brické ». Riot ajoute que des erreurs matérielles ou de l’instabilité peuvent survenir si l’on continue à forcer le cheat. Comportement attendu, selon le studio, pas une destruction volontaire du hardware.
Ce que ça change pour les joueurs honnêtes
Les joueurs qui n’utilisent pas de triches DMA ne devraient rien constater. Riot précise même qu’en désactivant l’IOMMU dans le BIOS, le périphérique de triche peut refonctionner hors des jeux du studio. En revanche, Valorant exige toujours cette protection : impossible de lancer le titre tant que le contournement reste actif.
Dans un second message façon FAQ, Riot répète qu’il ne plaisantait pas sur le brickage de PC, seulement sur l’inutilité des appareils de cheat dans son écosystème. Le studio donne même des pistes pour corriger un éventuel « paperweight », tout en rappelant qu’un compte lié au DMA restera bloqué tant que la triche persiste.
Un déjà-vu de 2024
Ce débat rappelle une polémique similaire en 2024, quand l’arrivée de Vanguard sur League of Legends avait suscité les mêmes craintes. Riot avait alors indiqué ne pouvoir confirmer de cas avérés de PC rendus inutilisables.
La transparence promise sur les anti-triches reste un terrain glissant pour Riot. Entre kernel-level, IOMMU et communication ironique sur les réseaux sociaux, chaque update alimente la défiance d’une partie de la base PC. Le fil complet est consultable sur le compte officiel Riot Games, avec le détail des restrictions Vanguard sur le support Valorant.

